Tutoriel : toi aussi, apprends à avoir une écriture « rock »

Chers lecteurs, pour mon premier article de 2013, j’ai pensé publier un bon vieux tutoriel comme à l’époque du tout début de ce blog et du coup, j’ai choisi d’en faire un sur l’écriture rock, vous savez, ce truc qui fait que Noir Désir, c’est vachement mieux que René la Taupe (ce qui est bien sûr un avis personnel).

1. Raconter des trucs tout cons de sa vie mais avec des mots compliqués 

Ben oui, pour faire du rock, il faut pas s’emmerder à inventer des histoires folles mais juste raconter sa vie. Par exemple, pour dire : »je suis allé aux toilettes » en version rock, il faut dire : « j’exhumais ma vérité » et en version rock engagée, ça donne : « je posais ma prose ». Ça peut paraître bizarre comme ça mais en fait c’est très simple, il suffit de s’y connaître niveau synonymes. Ainsi, pour dire que l’on marche dans la rue, il faut obligatoirement utiliser deux mots de 3 syllabes – ou plus – de suite, comme « déambuler nonchalamment » par exemple.

Rockeur (Jimmy Page en fait)

2. Avoir une culture littéraire ou faire semblant d’en avoir une

Parce que pour écrire des trucs rock, faut essayer de montrer qu’on est supérieur, une forme d’élite (ben oui, sinon, ça s’appelle de la pop et la pop, c’est caca). Du coup, il faut être capable de citer Baudelaire ou Camus juste comme ça, pour faire genre : « t’as vu, moi, j’ai pas fait que lire le journal de Mickey aux toilettes ». D’ailleurs, il faut que je l’avoue pour la première fois : je préfère le journal de Mickey à Malraux même si mon snobisme me dit le contraire d’habitude.

3. Dire un tas de trucs mélancoliques

A l’instar de mes vieilles chaussettes, le rockeur est toujours seul et troué triste. Faut dire que s’il n’enchaînait pas les filles comme les petits chinois enchaînent les baskets, ben d’une leur principale source d’inspiration disparaîtrait, et de deux, ils s’ennuieraient pas mal.  Du coup, les pauvres, pour avoir un public, ils ne peuvent pas se caser vraiment. Puis ils se doivent de regretter pleins d’autres trucs aussi. Le temps qui passe, leur chien qui est mort, d’avoir osé regarder Super Mario Bros : le film dans leur vie…

Pas rockeur (et mec qui a l’air super triste, en plus. Comme quoi, sans le rock, la vie, c’est pas aussi génial…)

Bref, y en a sûrement encore autant à raconter alors je réserve ça pour une prochaine fois. J’en profite pour vous souhaiter à tous une bonne année, avec encore plus de lecture sur ce blog, l’amour et la santé (‘fin, pour les suivants, c’est pas très important. Contentez-vous de lire le blog)

Léo de Villevocance

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Léo & Maltion